Au petit matin, pour
ceux qui se couchent tard 8 h 30 c’est le petit matin, nous nous retrouvons
sur le parking de Ste Musse. 14 équipages prennent la route pour
notre première étape, tous munis d’un road book bien
détaillé, 2 équipages nous rejoignent durant notre
épopée.
Nous prenons le chemin des écoliers pour découvrir, une fois
de plus, les très beaux paysages varois. Au fil des kilomètres
le ciel grisailleux laisse place au ciel bleu, les cabriolets baignent dans
le bonheur.
Malgré l’absence de regroupements intermédiaires, miracle,
nous arrivons tous ensemble sur le parking de la Rougière de Barjols.
Monsieur le Maire, prévenu de notre visite, a eu la gentillesse de
nous réserver une zone protégée de stationnement. Les
badauds sont en contemplation devant nos petits bijoux, les commentaires
vont bon train. |
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Cette première
étape n’a rien d’alimentaire, pas de casse-croute, nous
sommes là pour nous nourrir des commentaires d’une charmante
guide, Sandrine, employée par la Provence Verte. Elle nous invite
à visiter ensemble la ville de Barjols. Pendant une heure et demie,
elle va nous faire découvrir cette ville qui, lorsqu’on la
traverse en voiture, présente peu d’intérêt. Et
pourtant, ce qui suit va nous démontrer le contraire. Nous partons
donc d’un bon pas à la découverte de cet ancien village
appelé autrefois Barjouls (racines provençales : Barre = colline
et Jouls = jolie).
Tout d’abord un peu d’histoire : Barjols se construit aux environx
du 12ème siècle au pied de la falaise, le quartier Réal
est le plus ancien. Au dessus, sur la falaise, on aperçoit le Castrum
(camp fortifié des légions romaines).
Barjols, aujourd’hui est peuplé de 3500 habitants, Barjols
abrite la Maison Départementale de l’Eau (malheureusement fermée
le dimanche). Barjols, c’est aussi : 32 fontaines dont 12 lavoirs
inclus dans les fontaines. Nous avons deux sortes de fontaines : les fontaines
de prestiges comme, par exemple, la fontaine Moussue, la plus connue datant
de 1906 se nomme la fontaine Raynouard et puis, nous avons les fontaines
utilitaires comme, par exemple, la fontaine Burlière avec son lavoir
St Jean. Notre visite se limite à une bonne dizaine de fontaines
que nous découvrons au détour de nombreuses petites ruelles. |
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Barjols, c’est
aussi, dans le quartier du Réal, des anciens bassins à Trempe
pour les tanneurs, bassins utilisés jusqu’à la fin du
18ème siècle. Tout près des bassins nous découvrons
un moulin à Tan ; c’est à partir des écorces,
de chênes verts et de chênes blancs, réduites en poudre
que le Tanin est obtenu. Cette poudre va permettre de traiter exclusivement
les peaux de moutons. Toujours dans le quartier du Réal, nous découvrons
les ruines d’une chapelle ainsi que d’un moulin à huile.
Au 19ème siècle, le quartier du Réal étant saturé
par la construction de nombreuses habitations et l’ère industrielle
montrant le bout de son nez, le déplacement des tanneries au bord
de la rivière, le Fauvery, devient nécessaire. Les tanneries
de Barjols quittent alors le stade artisanal pour devenir un véritable
centre industriel. On abandonne le Tan pour des produits chimiques, on traite
tout sorte de peaux. La pollution gagne vite le territoire tant par les
mauvaises odeurs qui s’étendent jusqu’à Châteauvert
que par les rejets dans la rivière. Cette activité majeure,
pour la ville de Barjols, cesse dans le courant les années 1950 ;
toutefois, la tannerie Vaillant va résister et ferme ses porte en
1983.
L’entrée de la ville prend alors un bien triste aspect, les
tanneries sont devenues une friche industrielle. Heureusement, au fil des
années, la tannerie Les Perles est reconvertie en appartement puis,
vient le tour de la tannerie Plachud qui se convertit en atelier d’artistes
et en appartements. Seule, la tannerie Vaillant, fermée en 1983,
reste en état de délabrement. La municipalité de Barjols
envisage de l’aménager en Musée de la Tannerie, un juste
retour pour une ville qui a vécu de cette activité pendant
de nombreux siècles. |
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Barjols, c’est
aussi sa Collégiale, nous remontons dans le temps en découvrant
ce magnifique édifice. A l’origine, créée en
1014, elle était la chapelle de Notre Dame de l’Epine. Elle
est élevée au rang de Collégiale, après quelques
constructions additionnelles, en 1060. Elle abrite alors 7 chanoines ayant
à leur tête un Prévôt, l’emblème
de cette communauté est l’Agnus Dei. Un peu d’architecture
: le cœur, construit lors de sa création, est de style Roman,
la nef centrale est construite durant le 16ème siècle en style
Gothique. C’est au cours du 18 et 19ème siècle que les
4 chapelles latérales prennent place, durant cette période
l’orgue fait l’objet de restauration.
Particularité à signaler, les escaliers donnant accès
à la Collégiale (descendants et non montants comme il est
courant de le voir) constituent le Narthex. Ces escaliers permettent aux
non baptisés de suivre la Messe sans pénétrer dans
l’église et, aux autres d’habituer leurs yeux à
la pénombre de l’édifice. Il ne faut pas oublier la
très belle Chaire du 18ème siècle et encore moins les
Fonds Baptismaux, art Roman, (1er Tympan datant du 14ème siècle).
Enfin, comme toute Collégiale, elle a son Saint, Saint Marcel, il
vécut au 4ème siècle. Il convertit au Christianisme
les Ariens et devint Saint suite à la guérison du fils du
chef des Ariens. Et, bien entendu, la ville de Barjols, fière de
son Saint et de sa Collégiale, a chaque année sa fête
religieuse et païenne appelée : Les Tripettes ; c’est
la célébration du retour des Reliques de Saint Marcel, durant
le 14 siècle, dans la ville de Barjols. |
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Le Temps de remercier
Sandrine pour ce merveilleux voyage que nous avons fait ensemble dans le
temps en découvrant, grâce à elle, Barjols, nous voici
partis pour la seconde étape : Pontevès.
Etape qui va pouvoir nourrir notre estomac. Le Rouge Gorge, accueillant
restaurant où nous attend un apéritif au bord de la piscine
; qu’il est bon de se reposer un peu ! C’est durant cet apéritif
qu’un jeu, animé par Patrick Méquet, va permettre à
un membre du Club de gagner une rosette, il s’agit d’évaluer
le poids de cette charcuterie. En fin connaisseur, Jean Pierre François
devient l’heureux gagnant. Suit un repas apprécié de
tous dans une ambiance très conviviale. |
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Avant de reprendre
la route pour la troisième étape, nous nous rendons dans un
magasin de jouets d’autrefois. Malheur, nous avons voulu reprendre
nos véhicules pour nous rendre sur la place du village et, catastrophe
le parking est occupé par le sport national en Provence : La Pétanque.
C’est donc après avoir « apprécié »
les rues étroites du village avec nos véhicules que nous trouvons
enfin une aire de stationnement (bord de route). La digestion se trouve
donc facilitée puisqu’il faut rejoindre, à pied, le
but de notre visite à travers des ruelles escarpées. Nous
voici enfin arrivés à la boutique, un homme très sympathique,
astucieux et fin commerçant nous entraîne dans quelques emplettes
pour nos petits enfants et amis. Retour aux voitures et en route pour la
troisième et dernière étape : le Lac de Carcès.
Le temps jusqu’à présent était agréable,
les nuages cachent progressivement le soleil mais ce dernier reste dans
notre cœur puisque pour clore cette sortie, le CAAV nous offre le champagne
au bord du lac, Jean Pierre offre la magnifique rosette, qu’il a gagné,
à l’assemblée et c’est dans la gaité et
avec le champagne que nous la dégustons. AH QUELLE JOURNEE ! |
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Après
exploitation des fiches d’appréciation, remise à chacun
lors du départ, il est permis de penser que la sortie a été
plaisante pour chacun, encore plus pour Michel et Patrick puisqu’ils
organisaient pour la première fois une sortie. Ils ont promis qu’ils
feraient mieux la prochaine fois…
Bisous
Marie thé et Michel
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